En famille, comme à la maison

« La famille, c’est important, même et surtout quand elle est aussi étendue et fidèle que la clientèle de Georges Camuzet, chef et maître de maison rassembleur et proche de son terroir. Menus 25 € le midi, 38 € le soir, autour d’une cause commune: partage, bonne croque et bon vin, produits d’ici et manières d’aujourd’hui à forte valeur traditionnelle. Georges Camuzet travaille sur le marché de saison, aussi à l’aise avec le thon de Méditerranée qu’avec l’agneau du Quercy, les asperges sauce mousseline ou le canard du Sud-Ouest, le foie gras excellent ou la pintade et risotto. À la cave, tous les copains, Le Roc, Da Ros, Pacalet, Barroubio… »

Gault & Millau 2022

Horaires d'ouverture

Le midi

Du mardi au samedi

12h00 – 13h30

Le soir

Du jeudi au samedi

20h00 – 21h30

Fermé le dimanche et le lundi

Notre cuisine

Le chef

Extrait d’un article paru sur le blog Culture31 écrit par Christian Authier.

Ne pas se fier aux apparences. Si nous avons toujours été frappé par une certaine ressemblance entre Georges Camuzet et Jacques Dutronc (jeune), le chef ne partage guère le tempérament dilettante ni le goût du farniente de l’interprète des Cactus. Il y a plutôt chez lui une tension, une énergie, des idées qui bouillonnent. De fait, il n’a pas perdu de temps. Après le lycée hôtelier de Souillac, c’est à Paris que le jeune Camuzet débarque avec l’idée de travailler avec les meilleurs. Dans la capitale, il fait ses armes auprès du chef virtuose et fantasque Michel Del Burgo […], collectionneur d’étoiles et d’établissements. Au Bristol, au Taillevent, à L’Angle du Faubourg ou au Crillon, l’apprenti cuisinier découvre la rigueur, l’excellence, l’exigence. La dureté aussi d’un métier et d’illustres restaurants ne tolérant pas la moindre faiblesse. À ces années de formation parisienne – « des années qui comptent double », précise-t-il – succèdent un détour par Tahiti, où il travaille notamment au restaurant du musée Gauguin, puis un retour dans l’hexagone, à La Bastide de Gordes où il retrouve Del Burgo, et un passage chez Michel Sarran.

Mais Georges Camuzet a toujours eu le désir d’ouvrir son restaurant et de jouer sa propre partition, ce qu’il accomplit à l’âge de vingt-quatre ans en ouvrant L’Air de famille, petit établissement niché rue Jules Chalande. Pendant deux ans et demi il y fait ses gammes […] avant de migrer vers le marché Victor Hugo où le restaurant gagnera sa renommée en mitonnant des classiques pimentés d’une touche personnelle, en conjuguant terre et mer, en maîtrisant des cuissons parfaites à l’image de ses risotto de compétition. Onze années durant, Georges a chanté ses airs et la famille (des clients) s’est agrandie jusqu’à ce que le besoin d’une pause se fasse ressentir en septembre 2017.

Une pause finalement de courte durée. Un arrêt pour mieux revenir aux sources puisque L’Air de famille a ressuscité au mois de février [2019] pour rouvrir ses portes… rue Jules Chalande. […] Quoi de neuf alors à L’Air de famille ? Plus d’espace, plus de confort, une cuisine high tech rutilante : tout changer pour que rien ne change, pourrait-on dire en paraphrasant Tancredi dans Le Guépard, car le nom, l’esprit et la cuisine du restaurant demeurent intacts. Les habitués ont pu ainsi retrouver les plats emblématiques du restaurant (tête de veau, tartare, risotto, couteaux beurre citron…) même si le chef, tout en respectant ces fondamentaux, ne s’interdit pas de faire évoluer la carte, de proposer dans les suggestions des plats et des produits plus recherchés. […]